Avec les réalisateurs de Doku: Ali Saeed, Awat Ali, Haider Kamil ,Ismaeel Omar, Namer Ablhed Huna, Soran Qurbani
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Avec les réalisateurs de Doku: Ali Saeed, Awat Ali, Haider Kamil ,Ismaeel Omar, Namer Ablhed Huna, Soran Qurbani
Il y a un an, Tavga, Ali, Hakar, San, Heshu et Awat venaient présenter leurs films développés dans Doku5 à un prestigieux parterre de professionnels de l’audiovisuel français.
Mais un réalisateur de Doku5 manquait à l’appel: Soran Qurbani était dans une prison en Grèce pour être entré illégalement en Europe. "Soran fait son cinéma" raconte le voyage clandestin de Soran vers l’Angleterre où il espère s’inscrire dans une école de cinéma.
Ce documentaire où se croisent les voix et les images de Soran et Fulvia Alberti (qui avait déjà encadré "les larmes d’Eve" , le précédent film de Soran dans Doku4), sera diffusé par France3 Corse le 8 mars prochain à 22H20.
Le 10 février il est projeté en avant-première lors des Rencontres Cinéma de Manosque.
Fin 1991, 13 jeunes kurdes de Sulaimaniyah, entament une grève de la faim devant le siège de l’ONU. La région est protégée par une zone d’exclusion aérienne, l’armée et l’administration de Saddam Hussein se sont retirés des gouvernorats de Erbil, Dohuk et Sulaimaniyah (mais pas de Kirkouk), mais il n’y a pas d’Etat, pas de sécurité, pas ravitaillement. Les grévistes de la faim, vite rejoints par les étudiants, les associations de femme, réclament la protection du Kurdistan, le rapatriement des réfugiés, la libération des prisonniers politiques,… Cette lutte non-violente, marque le début de la marche du Kurdistan vers la démocratie. Elle sera suivie, quelques mois plus tard, par les premières élections libres.
Bahar Rashid a rassemblé des archives inédites et, surtout, retrouvé les grévistes de la faim.
End of 1991, 13 young Kurdish from Sulaimaniyah, begin a hunger strike, in front of the UN headquarters. The Kurdistan is protected by a no-fly zone, Saddam Hussein withdrew his army and administration from the northern governorates of Erbil, Dohuk and Sulaimaniyah (but not Kirkuk). But there is no state, no security, no food. The hunger strikers call for the protection of Kurdistan, the coming home of refugees, the release of political prisoners, … This non-violent struggle, marks the beginning of the march towards democracy in Kurdistan. It will be followed a few months later by the first free elections.
Rashid Bahar gathered unpublished archives and the hunger strikers tell their story.