Doku 7: Les projets se déployent

Prison Rouge

Prison Rouge. Suleymania.

Nos stagiaires kurdes se présentent tous les matins à la Prison Rouge. Ce lieu mythique de Sulaymaniya, ancienne geôle où leurs ainés ont été torturés et tués par Saddam, est devenu un centre culturel que dirige Ako Gharib: « Là où on a tant souffert et on a voulu déposséder les Kurdes de leur identité, notre culture reprend le dessus ».

Bashdar Hazar et Srwa Shahab (Gali Kurdistan TV)

Basdar. Stage Doku 7

« Je ne suis pas mort »

Cette histoire se déroule à Kirkourk au moment des combats en 1991. Les peshmergas ont libéré la ville durant 3 jours avant que l’armée de Saddam ne la reprenne et exécute tous les résistants. Le personnage principal de ce film est un infirmier qui a été capturé, exécuté et laissé pour mort. Après avoir miraculeusement survécu il a tenté de s’enfuir avant d’être repris une nouvelle fois par les militaires, qui lui ont alors laissé la vie sauve.

Najat Nawi (Kurdistan TV)

Nadjat. Stage Doku 7

Un célèbre satiriste kurde, en 1991, décide de passer derrière la caméra et de filmer l’insurrection.

Pourchassé et emprisonné, aujourd’hui, à l’aide des films qu’il a tourné lui-même, il revient avec humour sur cette époque.

Edriss Abdi et Mouktar Raoush (indépendants)

Edris_Doku 7

Au Kurdistan certaines écoles sont dédiées à Leyla Kaçem. Mais qui est cette femme ? Une jeune fille de douze ans pose la question à sa mère, Runak.

Cette dernière lui propose de lire un livre sur les femmes combattantes. Leyla Kaçem était une résistante morte en prison à Bagdad en 1955. Mais Runak aussi est une combattante : elle était dans les montagnes en 1991. Aves sa fille elle parcourt son histoire.

Ahmed Alsoltan (indépendant)

Ahmed Alsoltan. Stage Doku 7

Deux guerres du Golfe et la région de Nassiriya, massivement bombardée par les Américains, est empoisonnée par l’uranium appauvri.

La nature s’en ressent, mais aussi les hommes : les cas de cancers se sont multipliés par cinq, et les écologistes tirent la sonnette d’alarme. Mais qu’en est-il des autorités ? Ils refusent d’en parler, tout simplement. Comment on vivait à Nassiryia avant ?

Hackar Andulkader (Badinan Sat)

Autrefois, les palais de chasse de Saddam surplombait les villes kurdes du nord. Le dictateur y séjournait avec ses hôtes à tour de rôle et daignait rencontrer la population, de temps en temps, pour faire acte de magnanimité. Après 1991 ces palais ont été pillés et détruit, mais il en reste un qui témoigne des folies de grandeur de son habitant. Et beaucoup d’archives sur sa construction et les visites de Saddam chez les villageois.

Zana Mohammed Gharib (indépendant)

Lors du bombardement au gaz chimique d’Halabja, une équipe iranienne a filmé une fillette de huit ans qui se relève à grand peine et s’enfuit.

Zana Mohamed Garib

Le film raconte la recherche de cette fillette qui aujourd’hui est mariée et a des enfants. Pendant longtemps elle a pensé qu’elle ne pourrait pas avoir une vie normale.

Bahar Rashid (Media press center)

En 1991, pour protester contre les attaques de Saddam et demander l’intervention de l’ONU, d’aucun ont pris les armes et d’autres ont fait la grève de la faim.

Autour d’eux se recueillait la ville de Sulaymaiya tous les jours, pour les soutenir. Aujourd’hui, l’un de ces grévistes livres ses archives personnelles : des photos, des vidéos et des objets.

Rewa Haji (indépendant)

Les chansons ont souvent soutenu la résistance. Un parcours pour retrouver les chants qui ont marqué la guerrilla kurde et se sont gravés dans la mémoire de la population.

Aram Ghafour (Media Press Center)

La mémoire d’un Pays c’est aussi sa faune. Depuis de longs années Aram traque aussi bien les fauves que les insectes avec son appareil photo. Certains, d’ailleurs, ont disparu.

La traduction :

Narin Derky, rentrée depuis 7 mois du Canada, traduit du kurde et de l’arabe.

Pavel Mirza, ami de toujours et régisseur de talent, traduit du kurde.

et enfin Mariwan Raouf, monteur, suit les projets…

Stage Doku7. Paysage de Suleymania par Aram Ghafour

Merci au directeur de la Prison Rouge, M. Ako Gharib, qui est aussi un peintre et qui met à notre disposition ce bel espace.

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