Les projets de Bagdad et du Sud

Au travail! Haider, Baudouin, Ahmed et Moafak

Visionnages, discussions, écriture: une première ébauche des projets de nos stagiaires voit le jour, en attendant la sélection qui se fera, pour la partie arabe, le 30 juin 2012.

Voici les sujets et leurs auteurs:

Ahmed Fadhil (indépendant)

La population de Kerbala s’insurge, en 1991, contre Saddam Hussein, mais les troupes du dictateur ont vite fait de l’encercler et d’attaquer les habitants qui s’enfuient, terrorisés, sous les bombardements. Parmi les fugitifs un homme, sa femme et leurs deux enfants, dont un nourrisson. La route qui les mène de Kerbala à Bagdad est longue et semée d’embûches. Le nourrisson et blessé par un éclat de mortier.Quand la famille revient à Kerbala, elle ne trouve que des ruines. Et le nourrisson d’hier est le réalisateur-narrateur de ce projet.

Mazin Munther (indépendant)

La dictature, la guerre Iran-Irak, deux guerres du Golfe et dix ans d’embargo ont mis l’Irak à genou, sans parler des attentats qui ensanglantent la rue presque quotidiennement. Qu’en est-il de la société civile ? Dans cette atmosphère de terreur, la délinquance juvénile se développe, ainsi que d’autres formes plus graves de criminalité. Vers quels lendemains se dirigent les Irakiens ?

Haider Kamil (TV Najaf)

En 1991, les Américains appellent les habitants du Sud de l’Irak à l’insurrection, avant de les abandonner à leur sort et aux terribles persécutions du pouvoir qui est finalement resté en place.

Des archives exceptionnelles témoignent de l’entrée des insurgés à Kerbala : mais qui a filmé ? À la recherche du cameraman qui a été le premier témoin de cet épisode de la résistance à Saddam Hussein.

Kafkas Shaker (indépendante)

Je suis née sous l’Embargo, j’étais une jeune fille et je voulais étudier aux Beaux-Arts. Mais cela n’a pas été possible parce que mes parents s’étaient appauvris. Pendant l’Embargo, j’ai vu pour la première fois de ma vie des bananes, et je les ai mangé avec la peau, car je ne savais pas qu’il fallait les éplucher. Pendant l’Embargo, nous n’avions aucun rapports avec l’extérieur : le monde, je l’ai connu par les photos des voyages de mes parents et par leur récit.

Wassem Salahe (Al Sumaria TV Bagdad)

Pendant la guerre Iran-Irak, il y avait le Théâtre de guerre. C’est en son sein que sont nés de grands artistes, dont le père de Wassem qui est devenu un chanteur célèbre. Aujourd’hui son fils s’interroge, en visitant les lieux où son père et ses camarades étaient obligés de se produire et de chanter les louanges du régime : comment un artiste peut rester libre malgré les contraintes d’une dictature ?

Moamal Majeed (Al Irakyia TV)

Le camp Al Rashid, au Sud de Bagdad, est mis en place pendant la première du Golfe et complètement détruit lors de la deuxième. Le réalisateur veut partir en quête de mémoire au milieu des ruines, où vivent aujourd’hui les sans-abris, de plus en plus nombreux, de la capitale irakienne.

Rasha Jameel et Ammar Abd El-Hadi (Indépendants)

Le marché au livre de Muthanabi a été le centre culturel de la ville de Bagdad. Un homme déclame des poèmes pour attirer des acheteurs pour les livres dont il fait étalage.

Les Bagdadis aimaient les livres, mais ils les ont parfois vendus, pendant l’Embargo, pour survivre.

Plusieurs témoins de cette époque nous racontent leur tristesse et leur espoir. Muthanabi, sur les berges du Tigre, est un lieu « où l’on peut écouter le silence » à dit quelqu’un, « même par temps de guerre ».

Ahmed Sabaïe (indépendant)

Cinq jeunes, en 1993, excédés par le régime, prennent d’assaut un poste militaire. Ils sont tous arrêtés: trois sont condamnés à mort, les deux autres, qui sont mineurs, sont condamnés à la prison à vie. Il seront libérés au bout de dix ans, à l’occasion d’une amnistie. Mais l’expérience de la prison change à jamais le destin de Tahar, qui fait la rencontre des futurs leaders d’Irak dans la Prison Centrale de Bagdad.

Fulvia et Alaa

À l’IFI, nous sommes accueillis par une équipe soudée et compétente dirigée par  Alaa Fahkry.

Et, bien entendu, ici aussi comme au Kurdistan, nous ne pourrions rien faire sans nos traducteurs:

Yousuf Moafak

Mouayed Medhy

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