Opening …day!

L’aube se lève à Suly (photo Aram)

Projection des films de Doku 7 à 10:30 du matin, à la Maison de la Culture (Hall Roshembiri) de Suly

La salle…

…et l’équipe de Doku 7

Cinq films présenté: une bonne moisson.

Le thème « 1991-2003: La mémoire en partage », est décliné de différentes façons: pour Najat (région d’Erbil) le récit de la lutte traverse les sketch d’un acteur comique qui a choisi la voie de l’engagement; pour Bashdar (Suly), cela se décline, de manière somme toute assez classique, sur les étapes marquantes d’un siècle d’histoire du Kurdistan irakien; pour Ammar et Rasha (Bagdad) la culture prime et l’âme immortelle de Bagdad émerge du récit de Shérazade; pour Bahar (Suly), la grève de la faim est le premier exemple d’une lutte démocratique qui se passe de kalashnikov;  pour Haider (Najaf) l’histoire est celle des caméramans qui ont « couvert » l’Intifada du Sud de l’Irak. Le Nord, le Sud, les kurdes, les arabes: des personnalités différentes et autant de regards, qui se croisent et se rencontrent.

Dans l’assistance,  le nouveau consul de France à Erbil, Alain Guépratte et sa femme; M. Halgurd, directeur du Média Center; Alaa Fakry, responsable pédagogique du Centre culturel français de Bagdad et grande amie. Vous remarquerez que l’on vient de loin pour faire les films mais aussi pour les voir…

À la fin de la projection, le public local est partagé: « Cette histoire de 1991 est partisane », nous dit-on,  » elle n’est pas objective ». Oui, c’est vrai, Bashdar fait la part belle à Jalal Talabani, mais… c’est son choix, et nous le respectons. Le documentaire c’est ça aussi, et dans son film il n’y a pas de mensonges: il y a un parti pris.

« La grève de la faim, c’est trop court, moi j’aurais fait mieux ». Oui, c’est peut-être vrai, mais…c’est un beau film, réalisé par une femme jeune qui a choisi sciemment un événement précis de l’histoire de son Pays. Elle l’a fait avec détermination et tendresse. Et cela se voit.

Les livres qui parcourent le récit de Shérazade – une Shérazade d’aujourd’hui, qui a vécu l’Embargo et les deux guerres du Golfe – nous entraînent dans un autre monde, celui de l’esprit. Là aussi on lutte, à coup d’imprimerie ou de simples photocopies, pour que la culture ne meure pas. Et dieu sait si la culture fait peur: le marché aux livres de Muthanabi a été la cible de plus d’un attentat. Pourtant les lecteurs s’y rendent toujours et parlent de leur passion au Café de Écrivains, dont le patron a perdu deux fils dans une explosion.

etc…

Un public attentif

Dans la salle, un public d’exception : les élèves de l’École française de Suly regardent les deux premiers films. On les rencontre le lendemain  pour parler avec eux de la mémoire. Un cours de documentaire improvisé: ils nous posent des questions, nous filment et filment leurs camarades et leur directeur, Franck, avec des téléphones portables que nous avons mis à leur disposition. Alice en fait un montage « express » qui les amuse (et nous amuse tous) et leur montre comment raconter une histoire par images. Vous verrez bientôt le film sur le blog.

 

 

 

Projection films Doku 7 to 10:30 am, at the House of Culture (Hall Roshembiri) in Suly.
With us: the new Consul of France in Erbil, AlainGuépratte  and his wife; Mr. Halgurd, director of the Media Center; Alaa Fakry, head teacher of the French Cultural Centre in Baghdad and a great friend. You will notice that it comes from afar to make films but also to see …

At the end of the projection, the local public shared: « This story from 1991 is partisan, » they told, « it is not objective. » Yes, it is true, Bashdar gives pride to Jalal Talabani, but … it is his choice, and we respect that.

« The hunger strike film is too short, I would have done better. » Yes, that may be true, but … it’s a very beautiful film, directed by a young woman who chose deliberately a specific event in the history of his country. She did it with determination and tenderness. And it works.

Books that run the story of Scheherazade – a Shérazade today who experienced the Embargo and the two Gulf wars – lead us into another world. Again we struggle, by printing or simple photocopies books, that culture does not die. And God knows if the culture is fear: the book market Muthanabi was the target of more than one attack. But people always go there and talk about their passion at the Writers Café , whose boss has lost two son in an explosion,etc …
In the room, an exceptionnal public: students of the French School of Suly watch the first two films. We met themthe next day to speak with them from memory. During an improvised documentary: they ask us, we are filming and filming  and their manager, Frank, with mobile phones that we put at their disposal. Alice made a montage « express » and shows them how to tell a story through images. You will soon see the film on the blog.

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Un commentaire pour Opening …day!

  1. Franck dit :

    UN GRAND MERCI pour ta venue avec l’équipe dans notre école de Souleymanieh. Tout le monde aaaHHHHAAATE (mais pas tchoum…) de voir le film sur le blog…
    Amitiés.

    Franck

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